Etats Généraux de la nuit: quelques conclusions…

Vendredi et Samedi dernier avait lieu les Etats Généraux de la Nuit. A cette occasion, j’ai pu participer à deux ateliers consécutifs : « Vie nocturne et discrimination » et « tranquillité publique, médiation ».

Que retenir de ces échanges regroupant professionnels de la nuit, syndicats, représentants d’associations de riverains, habitants et élus ?

Tout d’abord, comme l’a souligné Bertrand Delanöe, la nuit à Paris ressemble aux Parisiens : elle se veut vivante, dynamique, mais aussi exigeante, silencieuse ou bruyante, sécurisante ou  inquiétante. Bref, la nuit revêt toutes les facettes de notre quotidien. La volonté de placer les débats sous l’angle des conflits d’usage entre riverains et professionnels de la nuit ne doit pas faire oublier que la nuit à Paris c’est aussi une fourmilière de travail, de métiers très divers allant de la propreté, de la sécurité à la fête, à la santé, et à la culture bien entendu. Plusieurs intervenants ont souligné durant ces deux jours de débats les problèmes de transports, le coût des activités nocturnes pour les Jeunes, le manque parfois d’espaces partagés et gratuits. D’autres ont souligné les problèmes d’accès aux endroits fréquentés par les noctambules pour cause, entre autre, de discriminations. Tous ces aspects posent alors plusieurs questions : Comment faire coexister les différentes nuit parisiennes, celle du repos et celle de la fête, celle du travail et celle des déplacements ?

Le mérite de ces premiers Etats Généraux réside sans conteste dans la faculté d’avoir pour la première fois réuni autour de la table tous les acteurs de la vie parisienne nocturne. Certes, certains débats n’ont pas débouché sur des propositions concrètes mais les discussions parfois passionnées, toujours cordiales, ont permis de mettre sur le devant de la scène des sujets délicats. Viendra, nous l’espérons, le temps des décisions, des médiations, et des prochaines discussions. Il s’agit d’un premier pas destiné à permettre à chacun de s’exprimer, loin des positions radicales et manichéennes, et de réfléchir posément.

Dans l’attente de futurs autres rencontres, chacun aura pu exprimer ses attentes, ses craintes. Comme souligné par Ian Brossat, l’ambition de paris la nuit est de faire vivre un dynamisme nécessaire à notre capitale, permettre à la jeunesse de s’exprimer, mais aussi de favoriser le vivre ensemble. Equilibre fragile mais aussi promesse d’avenir, ces discussions doivent nous amener à sortir de nos propres contradictions pour trouver des solutions pérennes. Pour autant, il faut regarder la réalité en face : Paris est encore une ville dynamique même la nuit. Plusieurs centaines d’établissements font vivre les nuits parisiennes et respectent des normes très strictes. L’avenir passe alors par la concertation constante entre professionnels, habitants, mairies d’arrondissements, préfecture. Faire vivre Paris la nuit, c’est aussi faire vivre la démocratie.

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