Il y a 140 ans dans le IVème arrondissement…

Aujourd’hui, devant la caserne Lobau, aura lieu à 11h15 une commémoration et la dépose d’une plaque en l’honneur des « communards » morts fusillés dans cette caserne lors de la semaine sanglante de mai 1871 pendant la Commune. Période douloureuse de notre histoire et très peu enseignée…

On peut regretter le jour et l’heure de cette commémoration qui ne permettra pas à de nombreux parisiens et habitants du 4ème de se rendre à cette cérémonie. J’espère qu’à l’avenir nous arriverons à pallier à ce genre d’erreur d’agenda…  Toutefois la dépose d’une plaque devra donner aux passants, je l’espère l’occasion de s’interroger sur cette période de notre histoire.

Que s’est-il passé dans cette caserne Lobau?

A partir du 21 mai 1871, Paris se couvre de barricades (de 500 à 600 environ) défendues par des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants contre l’armée versaillaise commandée, entre autre, par Mac-Mahon. La répression des communards parisiens du 22 au 28 mai est sanglante. Aux quatre coins de Paris, le feu dévaste des bâtiments entiers. Notre-Dame et les Archives Nationales échappent de peu aux flammes, contrairement à plus de 100000 ouvrages, plans, manuscrits de l’Hôtel de ville. C’est le mercredi 24 mai que la Caserne Lobau est investit par la division Vergé aux environ de 21h. Là y sont exécutés les otages communeux dont le sort est décidé par la cour prévôtale installée non loin de là, au théâtre du Châtelet. On assiste à plusieurs tueries dans le IVème. Rue des Rosiers par exemple. Dans la caserne Lobau, les otages sont rassemblés en masse dans la cour, les poings liés, et par groupe de 5 ou 6, en chapelet, sont encordés à des anneaux fixés au mur puis mitraillés. Le nombre des victimes est incertain. Peut-être 3000, dont les corps sont évacués vers le square St Jacques pour y être soit enterrés soit brûlés. Au total, la semaine sanglant à Paris fit entre 10 000 et 30 000 victimes des deux côtés. les Historiens s’accordent sur un chiffre de 17 000 mais les incertitudes demeurent, fautes de sources réellement fiables.

Cet épisode, non glorieux de notre histoire, fratricide en quelque sorte, mérite bien de s’y attarder. Une exposition plus circonstanciée que les quelques lignes ci-dessus est encore pour quelques semaines visible à l’Hôtel de ville…

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